La participation aux sessions des Conseils municipaux est prévue par l’article 11 du Code général des collectivités territoriales qui stipule que : « Les habitants de la collectivité territoriale ont droit à l’information sur la gestion des affaires locales.
Ce droit s’exerce par :………
3) l’accès du public aux séances des conseils des collectivités territoriales, à l’exception de celles tenues à huis clos ;
4) Le droit à l’information des habitants sur les affaires locales s’exerce sous réserve des dispositions en vigueur relatives notamment à la publicité des actes des autorités locales et à la liberté d’accès aux documents administratifs ».
Généralement les communes tiennent quatre sessions par an. Dès leur mise en place les CUA ont pris l’engagement de participer auxdites sessions. L’Activité est entrée dans les habitudes des différents acteurs et continuera de manière pérenne à l’issue du projet.
Objectif :
Permettre aux CUA d’être informés sur les décisions majeures des représentations locales
Résultats attendus
-  rendre effectif le droit à l’information des populations à travers les CUA ;
-  inculquer aux autorités communales la culture du devoir d’informer ;
-  évaluer le dynamisme des communes en termes de nombre de sessions tenues.

Résultats atteints

1) Les CUA ont participé à 137 sessions des conseils municipaux (102 sessions ordinaires et 35 sessions extraordinaires) ;
2) Les CUA sont officiellement invités par circulaire/lettre ciblée des Maires. Ceci est un acquis réel car avant l’installation des CUA, les sessions se tenaient pratiquement en catimini. Aujourd’hui des circulaires sont rédigées et ventilées ; certains Maires comme celui de Mané les affiche dans les lieux publics ;
3) Les CUA ont reçu de précieuses informations sur la gestion de la commune, informations qui leur ont permis de mieux jouer leur rôle de veille et de force de propositions :
-  mise en place des commissions permanentes ;
-  adoption des règlements intérieurs et des rapports spéciaux des Maires ;
-  accession aux comptes administratifs et comptes de gestion des exercices antérieurs ainsi qu’aux budgets supplémentaires des communes ;
-  participation à l‘adoption ou à la validation des PCD et des PAIC
-  contribution à d’autres décisions des Conseils telles que les programmes d’alphabétisation, le jumelage, le lotissement, les taxes d’abattage etc.).
4) les CUA ont été autorisés à prendre la parole, chose exceptionnelle car selon les textes, les visiteurs n’ont pas droit d’intervenir dans les débats des conseils. Cette faveur leur a permis de faire des propositions dont certaines ont été adoptées par les Conseils municipaux. On peut citer entre autres :
-  sous l’impulsion du CUA de Sanaba les Commissions permanentes ont été ‘’genrées’ en 2013 après les élections couplées de 2012. Ainsi dans trois Commissions (Affaires Générales et Culturelles, Affaires Economiques et Financières, Environnement et Développement local) les femmes représentaient 45,45% et dans la Commission Aménagement du territoire et du foncier elles étaient 40%.
-  la construction de la toiture d’une école en lieu et place de la clôture de la Mairie (CUA de Nandiala) ;
-  l’immatriculation des charrettes et tricycles en vue d’améliorer le taux de recouvrement des recettes communales (CUA de Karangasso Sambla) ;
-  l’inscription dans le PAIC de la construction d’un logement pour l’infirmière de WONA pour la rapprocher de la maternité (CUA de Bana) ;
-  la mise en service effective de l’abattoir et la création d’un cimetière municipal (CUA de Bougnounou) ;
5) la confiance accrue des autorités locales vis-à-vis de leurs sociétés civiles de proximité. C’est pourquoi elles n’hésitent pas à leur demander des appuis divers :
-  sensibilisation des populations sur le mariage précoce phénomène récurrent dans la commune de Pa ;
-  médiations diverses (crises scolaires à Solenzo en 2015, sensibilisation de responsables de hameaux de culture pour la participation au vote etc).